LA « MODE », BIEN PLUS QU’UNE HISTOIRE DE VÊTEMENTS
À l’occasion du Festival « Faites du théâtre » 2026, le 3e volume du Minotaure de Vendôme a accueilli onze spectacles autour d’un même thème : Mode. Les spectacles vont plus loin que de se limiter aux vêtements ou aux tendances vestimentaires, chaque groupe a proposé une interprétation humoriste différente, originale et parfois surprenante de ce sujet.
Les spectacles ont ainsi montré que le mot “mode” pouvait être compris de nombreuses façons. Certains ont choisi de parler directement de la mode vestimentaire, comme Haute couture, qui porte un regard critique sur le prêt-à-porter de luxe, ou encore Périssone qui évoque un effet de mode lié à l’apparence et au confort à travers les perruques. D’autres créations se sont intéressées à la manière dont un mode influence les comportements, c’est le cas de Effet de mode, qui aborde le fait que tout le monde suit une tendance sans toujours savoir pourquoi.
Le thème a aussi été questionné dès le départ avec La mode ? Nan mais pour de vrai ?!, un spectacle qui donne l’impression que rien n’a été préparé avant la représentation et que les enfants improvisent au dernier moment. Avec En mode…, le festival propose aussi un exercice de style autour d’un conte bien connu, montrant que le mot « mode » peut devenir une manière différente de raconter une histoire familière.
Mais le thème a aussi été exploré sous d’autres angles, parfois plus inattendus. Dans Robots, « mode » devient une manière temporaire et collective de penser ou de faire penser. Avec Barchouka, le mot “mode” prend un autre sens, celui du “mode d’emploi”, dans l’univers décalé d’une grande usine de croquettes. Modes et ingratitudes, lui, s’intéresse à l’adolescence, une période où l’apparence, le regard des autres et l’envie d’appartenir à un groupe prennent une grande importance.
D’autres propositions ont exploré le thème de façon plus originale encore : Modus Criminis autour de la manière de raconter un crime, VELOURS avec une technologie censée optimiser les relations hommes-femmes, ou Gargantuor, où une équipe de créas se retrouve face à un nouveau projet à la pointe de la mode.
À travers ces onze spectacles, le festival a donc montré que « mode » n’est pas forcément rattaché aux vêtements. Elle peut aussi parler de société, de comportements, de langage, d’adolescence, de technologie ou encore de consommation. Un thème commun, mais onze façons différentes de le faire vivre sur scène.
Photos, vidéo et texte d’Amaury DENIAU















































































































































































